Netflix : ce qu’il faut binge-watcher (ou pas) en mai

Une fois par mois, une sélection de ce qu’il faut regarder (ou pas) sur Netflix.

Le film à voir

Je ne suis pas un homme facile
Réalisé par Eléonore Pourriat, avec Vincent Elbaz dans le rôle principal, Je ne suis pas un homme facile est le premier long-métrage français estampillé Netflix Original.
Son pitch : un macho ordinaire se réveille dans un monde où les rôles des hommes et des femmes sont inversés. Si le film n’est pas exempt de clichés et pousse un peu loin la caricature parfois (toutes les femmes, sans exception, sont hyper dominantes et considèrent les hommes comme des objets), il recèle quelques scènes assez drôles, et distille, sous ses airs de comédie romantique, une belle critique féministe de notre société actuelle.
Plus surprenant, le film se révèle particulièrement pertinent dans de minuscules détails qui soudain sautent aux yeux : un homme qui porte un slip à fleurs (c’est vrai ça, pourquoi ça n’existe pas, les slips à fleur ? Et pourquoi les femmes portent-elles des culottes à fleurs?) ; ces hommes qui portent tous des foulards ; l’épilation obligatoire sur le torse, les aisselles, les jambes (ah, les jambes épilées de Vincent Elbaz…). Et une réplique, pourtant anodine, qui dit toute la condescendance des femmes pour les hommes : dans un cocktail mondain à la femme, tandis que l’homme est à côté « Votre mari est radieux » « Merci ».

C’est grâce à son court-métrage, Majorité opprimée, publié sur Youtube, qu’Eléonore Pourriat aurait été repérée par Netflix.

A voir aussi (il parait)

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Happy
Une série déjantée, où un ex-flic devenu tueur à gage (les parcours de vie sont parfois surprenants…) est le seul à voir une licorne bleue qui lui demande de partir à la recherche d’une petite fille kidnappée par un serial killer. Oui. Et tout le monde dit que c’est bien.

The rain
LA série danoise qu’il faut absolument voir. Une pluie mortelle a décimé toute la population. Toute ? Non, un groupe de survivant décide justement d’aller voir s’il reste du monde quelque part. Un genre de Last man on earth, mais en pas drôle.

Snowpiercer le Transperceneige
Le film de Joon Ho Bo est enfin visible sur Netflix. Dans une nouvelle ère glaciaire, un train roule sans s’arrêter. Les riches sont en tête, les pauvres en queue. Or, ces derniers veulent changer de wagon (et c’est plus compliqué que de payer un supplément première classe).

Cargo (18 mai)
Un pitch pareil ne peut pas faire un mauvais film : un père a 48 heures pour trouver une famille pour son fils car il se sait atteint d’un virus qui le transformera en zombie.

#old mais bon

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Embrace
Le documentaire qui cherche à comprendre pourquoi la majorité des femmes n’est pas satisfaite de son corps. Et à y remédier. Avec des phrases comme : « Même la fille du magazine ne ressemble pas à la fille du magazine. Nous avons oublié à quoi ressemble un corps ordinaire. » ou « Si vous regardez les couvertures des magazines des vingt dernières années, vous pouvez avoir l’impression qu’il n’y a qu’un seul type de femme : elle fait 1,80m, est âgée de 17 ans, est blonde aux yeux bleus, sa peau brille comme du plastique… en fait c’est un alien, créé sur ordinateur. Et les femmes, consciemment ou inconsciemment se comparent les unes aux autres. Et si vous vous comparez à quelque chose qui n’existe pas vraiment, comment pouvez vous vous sentir bien en vous regardant dans le miroir ? »

The good place
Une très étonnante série qui ne m’a passionnée qu’à partir de la fin de la saison 1, mais une fois passé le cap, c’est super. Eleonore se réveille après sa mort dans « le bon endroit », mais comme elle a eu une vie toute pourrie elle pense qu’il y a eu une erreur. En vrai, c’est beaucoup plus tordu que ça…

Vraiment, non

cestdugateau

C’est du gâteau
Je me régalais de voir cette téléréalité où des amateurs doivent tenter de reproduire des pâtisseries hyper compliquées, mais en fait ils n’y arrivent jamais donc il n’y a même pas de suspens, et la présentatrice est beaucoup trop survoltée pour moi.

Il n’y a pas que les contenus dans la vie

Après avoir déclaré qu’il n’irait pas au festival de Cannes (parce que Thierry Frémaux le président du festival a dit que seuls les films qui bénéficiaient d’une sortie en salle pouvaient être diffusés durant le festival, alors que l’an dernier deux films Netflix s’étaient retrouvés en compétition, et que ça avait créé une polémique parce que le géant américain avait dit qu’il les diffuserait en exclusivité sur sa plateforme. Et du coup, ils n’ont pas eu de prix), le PDG de Netflix a avoué s’être « mis dans une situation délicate ».

Pendant ce temps là, les acteurs de l’audiovisuel européen s’allient pour lutter contre Netflix en prévoyant des coproductions.

Toujours pendant ce temps là, les scandinaves font pareil et annoncent une alliance pour coproduire 12 séries par an.

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