Read it or not : Moi aussi je peux être Buffy Summers

Vous n’êtes pas sans le savoir : Buffy contre les vampires a eu 20 ans le 10 mars 2017. Forcément, je m’étais dit que j’écrirai un article sur le sujet*. Forcément, Buffy, c’est quand même la série qui a révolutionné les séries. La série qui a participé au renouveau du genre. La série qui a amené de l’intelligence, de la dérision, de la tragédie, du féminisme, de la réflexion dans les séries pour ado.

Je ne suis pas la seule à m’en rendre compte : Buffy, c’est la série qui fait l’objet du plus grand nombre d’études académiques (une grande partie est nord-américaine et est répertoriée ici).

Mais comme j’avais l’habitude d’être à peu près la seule à aimer Buffy en France (avec Titiou), je me disais que les articles à l’occasion de son anniversaire ne seraient pas légion.
Je me trompais.
Lourdement.

Parce que depuis début mars, chacun y va de son ode à Buffy Summers. Guillaume Nicolas, dans un édito du Daily Mars, répertorie d’ailleurs tous les articles écrits sur le sujet (bon ok, il n’y en a pas 10 000 non plus, mais tout de même, on peut dire sans exagérer que Buffy est réhabilitée, notamment par la presse mainstream).

Alors, pourquoi ça m’énerve ?
Pourquoi, alors que j’ai passé 20 ans à essayé d’expliquer à mon entourage toutes les raisons pour lesquelles Buffy reste, encore aujourd’hui, une série résolument innovante, cette reconnaissance tardive me tape-t-elle sur le système ?
Je ne peux même pas dire que c’est parce que les journalistes sont opportunistes et qu’en vrai ils n’y connaissent rien, non, leurs analyses de la série sont terriblement pertinentes.

Tiens, pour rester dans l’une des figures de style préférée de Joss Whedon, faisons une analogie. Buffy, c’est comme quand vous adorez un groupe de rock totalement alternatif. Un groupe que vous suivez partout, avec passion, mais vous n’êtes qu’une poignée de fans à le connaître. Entre vous, les fans, vous vous reconnaissez. Vous vous comprenez. Vous faites partie de l’élite, en quelque sorte, vous faites partie de ceux qui savent…
Et puis un jour, le groupe sort un album qui plait. Qui se vend. Et d’un coup, il ne remplit plus seulement l’Elysée Montmartre, il fait le Zénith. Puis Bercy. D’un coup, les fans ne sont plus juste « ceux qui savent » mais… à peu près tout le monde.
Alors, même si tout le temps où le groupe n’était pas connu, vous pestiez sur les gens qui n’y connaissent rien franchement, qui ne savent pas ce qu’ils loupent, qui n’ont pas d’oreille, maintenant que le groupe est connu, vous êtes perdu dans la masse.
Vous n’êtes plus celui qui aimait un groupe pointu, vous êtes celui qui aime un groupe que tout le monde aime.
Alors, certes, vous pouvez certainement dire que c’était mieux avant. Que vous les avez vus sur scène en 1997, quand personne ne s’y intéressait. Vous pouvez même probablement ressortir un vieil EP commercialisé à 5000 exemplaires en 1999. Mais il n’empêche que rien ne sera plus jamais comme avant.

Buffy contre les vampires, c’est ça. On n’était qu’une bande d’initiés à voir tout son potentiel, et maintenant 20 minutes et l’Obs lui consacrent des articles. Même Télérama (et pourtant, à l’époque, je me souviens bien qu’ils n’accordaient aucun « T » à Buffy. Et je me souviens que ça m’énervait grave) la considère désormais comme une série culte (mais où étaient les critiques séries en 1998 ? Ils n’existaient pas, je sais, je sais.)
.
Buffy, c’est mon Noir Désir, mon Béruriers Noirs, mon Zelda.

Donne moi de la pop, bébé

La soirée de la honte
Le concept des soirées « Mortified » arrive en France. Le principe ? Les participants lisent, sur scène, des extraits choisis de leur journal intime de jeunesse. Avec des confidences du type «Je ne vais pas pouvoir tenir des semaines, il me manque, je l’adore trop. Plein de bisous pour lui et son opération du doigt !», ou encore le très radical : «Je reprends le cycle infernal : la vie. […] J’ai 16 ans et je n’ai jamais connu l’amour.»

Le rap, voix dissonnante de l’Amérique
« La nature profonde du rap est politique, en particulier sous présidence républicaine. Alors, avec l’arrivée de «Drumpf» dans le bureau ovale, il va plus que jamais devenir un contre-pouvoir. »

Les héros, symptômes de la crise qui ronge l’Amérique
Cette semaine, l’Amérique en prend encore une fois pour son grade. Ou comment, dans les films récents (Logan, The Dark Knight rises, Batman vs Superman…) les superhéros sont maltraités, et leurs missions et leurs pouvoirs remis en cause. « Superman n’existe pas, ce n’est que le rêve d’un fermier du Kansas », explique Clark Kent en personne, dans une vibrante remise en question. Ce rêve, celui de l’homme qui l’a élevé, qui lui a enseigné la morale humaniste de l’Amérique, c’est celui-là même que les publications de DC et Marvel ont longtemps entretenu. C’est aussi celui qu’elles fracassent depuis quelque temps contre le mur des réalités.
Ce rêve de fermier du Kansas, c’est celui de l’Amérique rurale qui a voté à 62 % en faveur de Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre dernier. Les comics ont toujours été un excellent thermomètre des mentalités américaines. De toutes les productions culturelles de l’Union, elles sont parmi les plus explicitement socialisées. »

Tout, rien, pas grand chose, mais quand même un peu

La bonne nouvelle de la semaine
Bientôt, on pourra injecter de faux souvenirs, comme dans Inception. Miam.

La fin d’un tabou ?
Et si on parlait de ménopause (et de pré-ménopause) ? C’est pas comme si toutes les femmes ne passaient pas par là. Et pourtant, ça reste LE grand tabou. Parler ménopause, c’est parler vieillesse, et la vieillesse, ça pue. En même temps, ça peut arriver dès la quarantaine (et quand on parle quarantaine, on ne parle pas vieillesse quand même, si ?) et surtout, ça arrive à toutes les femmes. Alors, autant savoir à quoi s’attendre. Heureusement Gillan Anderson (l’actrice de The Fall et X-Files, elle-même) et son amie, la journaliste Jennifer Nadel, témoignent sur le sujet. [EN]

Après la ménopause, un autre sujet joyeux
Le sexisme (ouiiiii !). En signant ses emails du prénom de sa collègue, un homme s’est rendu compte de la différence de traitement de la part de ses interlocuteurs qui, soudain, mettent en doute ses idées et propositions. Joie.

Continuons donc sur cette note joyeuse
Et allons passer une journée au « Pays réel » cette fête de l’huma version extrême droite.

Utile pour les supporters de Trump (et du Pays réel)
Le collectif Mschf, déjà auteur d’une page web qui redirige vers les amis de Trump, a encore frappé. Pour que les supporters du président américains soient bien sûrs de ne lire que les contenus qui correspondent à leur vision du monde, ils ont créé une extension Chrome qui bloque les sites indésirables (qui parlent d’avortement, de planning familial, de féminisme, etc.).

Alternative quotes
Et si on évaluait Trump avec les critères d’un DRH ?

Un peu d’amour (ou presque)
Vous connaissez l’adage qui dit qu’il faut attendre trois jours avant de recontacter une nouvelle conquête ? Parce que faire languir l’autre entretient la flamme ? Cette pratique (et plus largement celle des échanges sporadiques via SMS ou réseaux sociaux) a désormais un nom : le breadcrumbing.

En images

Ma vie de raviolis
Un court-métrage par les équipes de Ma vie de courgette : le génie de la boite de raviolis.

On prolonge le 8 mars ?
Un data gueule sur l’inégalité des sexes

L’entraineur était à fond
C’était lors d’un match de basket à l’école, et voyant que son équipe était prête à marquer un panier contre son propre camp, l’entraineur n’a pas pu s’empêcher d’intervenir. Et créé le buzz.

 

*Maintenant, j’hésite…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s