Netflix avant / après : qu’est-ce qui reste ?

L’heure du bilan a sonné. Cela fait un peu plus d’un an que je suis abonnée à Netflix et, passé le moment de la découverte, qu’est ce qui reste ? Petit avant / après pour faire le point et vérifier si Netflix a bel et bien révolutionné ma consommation télé (spoil : pas tant que ça mais quand même…).

Replay, mon amour
Mon pauvre ami, j’ai envie de dire, je n’ai pas attendu Netflix pour ne plus regarder la télévision en direct. Cela faisait déjà un moment que je ne la regardais qu’en replay (exceptée peut être la très convoitée case de l’access prime-time…). Il faut dire qu’avant d’avoir Netflix, j’avais déjà Canal + (à la demande), ce qui laissait peu de place à la programmation traditionnelle des chaînes de la TNT.
Aujourd’hui, je regarde encore moins la télévision en direct. Au point que je loupe parfois des trucs, certes. Mais si peu. Etant une grosse consommatrice de séries, Canal et Netflix suffisent amplement à mon bonheur.

Poisson rouge, toujours ! (slogan à scander le poing levé)
J’étais déjà pas mal, niveau bingewatching. Et Netflix n’a pas amélioré les choses. C’est désormais très difficile pour moi d’attendre une semaine entre chaque épisode, et, même quand la série me passionne (Fais pas ci fais pas ça, ou Dix pour cent toutes deux diffusées sur France 2), j’ai du mal à tenir le rythme, et j’ai tendance à oublier d’une semaine sur l’autre que de nouveaux épisodes sont disponibles. Comme en plus, ils ne sont accessibles gratuitement que 7 jours après leur diffusion, j’ai encore plus de difficulté à suivre. On peut en déduire sans trop se tromper que Netflix m’a ramolli le cerveau, alors que j’avais déjà à la base une mémoire de poisson rouge.

Le grand choix
Côté séries, c’est le grand chambardement. La seule raison pour laquelle je reste abonnée à Canal +, ce sont les créations originales, dont je suis absolument fan (en particulier Le bureau des légendes, mais aussi Baron Noir, Kaboul Kitchen, Engrenage…). Sans elles, il y a bien longtemps que j’aurai cessé de payer un abonnement au prix totalement prohibitif pour un groupe dont je n’approuve absolument pas la politique (cf iTélé) ou la stratégie éditoriale générale (cf Le petit Journal, Les Guignols ou le Zapping). Bref. Eric Rochant a eu raison de mes convictions et, je sais, c’est pitoyable. Il n’y a pas de quoi être fière (Garriberts, si vous lisez ces lignes, ce qui est sûrement le cas, sachez que je me flagelle régulièrement à ce sujet. En tout cas je suis consciente que je suis pourrie… Pardon…).
Après Netflix, j’ai découvert un nombre de séries incalculables. Majoritairement américaines, évidemment (Stranger things, Orange is the new black, Love, The Get down), mais pas que : anglaises (Chewing-gum, la série la plus déjantée de l’année, ou Lovesick), brésilienne (3% fascinante série d’anticipation) ou encore australienne (la très touchante Please like me, dont j’ai parlé ici). Bref. Si Netflix fait effectivement la part belle aux contenus nord-américains, la plateforme m’a aussi permis de découvrir des séries du monde entier. Dont certaines se sont classées directement dans mon top 10 de l’année (au premier rang desquelles les deux britanniques, à voir absolument).
Last but not least : je ne regarde plus aucun contenu en streaming ni n’ai recours au téléchargement. Youhou Hadopi ! (Je n’ai pas une médaille pour l’empire Bolloré, mais là je suis bien, non ?)

Cinéma, cinéma, tchi, tchaaaa… (putain je suis #old #old #soold)
C’est peut être la grande déception de la plateforme, même si, tout le monde le sait, Netflix c’est 80% de séries. Objectivement je n’ai vu que deux films méritant d’être mentionnés : Crazy Stupid love, comédie romantique pas idiote avec Ryan Gossling, Emma Stone, Steve Carell et Julian Moore ; et The fundamentals of caring, joli road movie entre un écrivain quadra paumé et un adolescent handicapé. A part ça, il n’y a rien de plus difficile que de trouver un film regardable sur Netflix, une grande majorité d’entre eux étant destinés aux adolescents, de grosses comédies américaines basses de plafond, et quelques vieilleries des années 80 et 90. Dur, dur. Si la chronologie des médias (36 mois avant la possible mise à disposition d’un film sur une plateforme de SVOD) n’aide pas à trouver son bonheur, le côté multinationale de Netflix n’est pas non plus un avantage : les films français y sont rares. Ne parlons même pas de films d’auteur ou indépendants, quasi inexistants. Cinéphiles, passez votre chemin.

A voir plus tard
Côté documentaires, c’est la bonne surprise. Entre Twinster, Tickled ou la série documentaire Making a murderer (pas encore vue mais ajoutée dans Ma Liste, au même titre que les documentaires Deep Web et Lo and Behold, de Werner Hertzog), il y a de quoi faire…

Du pourri, il y en a aussi
Après un an cependant, et malgré le renouvellement quasi constant de séries originales, force est de constater que j’ai plus de mal à trouver des séries qui m’enthousiasment. J’attends impatiemment les saisons suivantes de Chewing-gum, OITNB, The Get down, Lovesick, 3%, etc. Mais je galère un peu plus à découvrir de nouvelles choses. J’ai par exemple commencé à regarder Designated Survivor, au pitch prometteur (lors du discours de l’Etat de l’Union aux Etats-Unis, un collaborateur de la Maison Blanche est isolé pour succéder au président en cas d’attentat… ce qui ne manque pas d’arriver), mais au déroulement totalement improbable et raté (c’est presque insupportable à regarder à partir du quatrième épisode, tant les scénaristes se permettent de prendre les spectateurs pour des idiots, ce qui n’est définitivement plus acceptable aujourd’hui). Ou Crazyhead (deux jeunes filles sont les seules à voir des zombies et à pouvoir les tuer), sorte de Buffy contre les vampires manquant cruellement de second degré (déception ultime).

Révise ton algorithme
De même, l’algorithme tant encensé a probablement des défauts, puisqu’il me propose toujours les mêmes contenus, qui, a priori, ne me conviennent pas puisque j’ai l’impression de tourner en rond et de ne rien trouver de nouveau. Il parait qu’il faut savoir fouiller dans les sous-catégories pour trouver son bonheur et paramétrer différents comptes, chacun spécialisé dans un genre en particulier. Il faut que j’essaye. Mais c’est sacrément du boulot, et moi, on m’avait dit que c’était facile.
Culture partagée (de nantis ?)
On a aussi entendu que Netflix (ainsi que les autres plateformes, et plus largement la nouvelle manière de consommer les contenus, en dehors de toute programmation imposée par une chaîne) détruisait notre culture commune. Certes, le temps où la grande majorité du public se retrouvait devant TF1 le soir à 20h30 est bel et bien révolu. Mais de plus en plus de mes amis et connaissances payent un abonnement à Netflix. Alors on ne regarde peut être pas tous la même chose au même moment. Mais on s’échange des avis sur les séries vues et à voir, les documentaires à ne pas louper, etc.
Bref. On n’a pas fini de parler séries à la machine à café…

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