Read it or not : le paradoxe à propos de Trump

Il faut que je fasse attention à ce que je dis mais je ne suis pas loin d’aimer Trump. Hop, hop, hop, on se calme tout de suite. Maintenant que j’ai lâché ma bombe, pas la peine de me tomber dessus en hurlant à l’inconscience ou à l’irresponsabilité.
Evidemment, je ne l’aime pas.


Mais à chaque fois que je lis un article le concernant, une espèce de joie malsaine s’empare de moi. Un peu comme quand on est content de voir apparaître un super méchant dans une série. Ou l’idiot du village.

D’ailleurs, en parlant de super méchant, Trump a cité Bane, de Batman, durant son discours d’investiture. Comme quoi, lui aussi il s’identifie.

Bref. Chaque news à son propos me fait jubiler bêtement sur le mode du : qu’est ce qu’il a encore inventé ? (et une fois que je lis ce qu’il a fait / dit / signé, je suis consterné, forcément. Je suis vilaine, mais pas idiote.)
Par exemple, cette semaine, son équipe a inventé les « alternative facts » (faits alternatifs). Ou comment dire de gros mensonges en les faisant passer pour une « vérité alternative ». Et, comme la majorité des électeurs de Trump sont persuadés qu’on leur ment, et que comme le 45ème président des Etats-Unis le dit lui-même, les journalistes sont « les être humains les plus malhonnêtes de la terre », il y de bonnes probabilités pour que ses alternative facts soient rapidement considérés par une partie de la population comme des vérités pleines et entières.

Certes, les stars hollywoodiennes ne sont pas dupes (mais on s’est rendu compte pendant la campagne qu’elles n’avaient aucun poids sur les électeurs de Trump, a priori foncièrement anti élite).
Mais, bonne nouvelle pour le monde de l’édition (et pour la culture générale du monde) : son élection fait bondir les ventes de 1984, de Georges Orwell.

Comme quoi, on peut trouver des bonnes nouvelles partout.

Ça ne doit pas pour autant faire oublier que Trump use et abuse de son pouvoir exécutif pour signer divers décrets, comme celui qui confirme sa volonté de construire un mur à la frontière mexicaine  ou pour couper les vivres aux ONG qui militent pour le droit à l’avortement par exemple . Le Monde fait le point sur les différentes mesures prises depuis son investiture et sur la perception de celles-ci par son parti . Et il y aussi la menace qu’il fait peser sur les chaînes de TV publiques.

Tout de suite, les bonnes nouvelles paraissent assez insignifiantes, non ? Bon week-end quand même (la suite est moins catastrophique).

Donne moi de la pop, bébé

Content. Pas content

Harrison Ford est un acteur au double jeu (cachez la partie droite puis la partie gauche de son visage pour en avoir la preuve. C’est très impressionnant).
(J’ai piqué cette info à la newsletter de cinéma Calmos, qui est vraiment top)

Tout, rien, pas grand-chose, mais quand même un peu

Chambre à part
Dormir dans le même lit que votre conjoint ne serait pas forcément bénéfique pour votre couple. En tout cas pas tous les soirs. En tout cas, pas quand il y a un bébé de 1 ou 2 ans qui vient squatter sous les draps.

Vive le sexe pourri !
Dans le même esprit : contrairement à ce que l’on essaye de nous faire croire, le sexe de tous les jours, avec le même partenaire depuis 5 / 10 / 15 / 20 ans, c’est très loin de ressembler à un orgasme long et intense constamment renouvelé. Non. Et ce n’est pas grave. C’est même bien. Bon quand même. Et juste, c’est normal.

Vous connaissez la manteauphobie ?
Dans la série : après les ébats, les enfants, parlons maintenant des ados qui, décidément sont bizarres. Sont-ce les hormones ? La crise de l’adolescence ? La bêtise liée à leurs cerveaux pas encore finis ? Toujours est-il que les ados sont « manteauphobes », même l’hiver (et que leurs parents sont inquiets).

Les journalistes orientent le débat
Dans la série « les journalistes sont malhonnêtes » (cf plus haut), Arrêt sur images pointe le fait que Ruth Elkrief était très en colère après le discours de Benoit Hamon suite à sa victoire des primaires. Pourquoi ? Parce que, scandale ultime, il n’a pas parlé de sécurité, ni d’identité. Non. Il a parlé d’environnement (le rebelle !)

Vive les algorithmes
On continue avec la politique (j’avais prévenu qu’on risquait de parler politique, même plus que pop culture) : comment les équipes de François Fillon se sont appuyées sur une start-up pour conquérir les réseaux sociaux ? C’est passionnant parce qu’on y apprend que des algorithmes font remonter les sujets qui fâchent et ceux qui rassemblent ou enthousiasment. Donc, ceux sur lesquels il faut communiquer, et ceux qu’il faut tenter d’expliquer plus clairement.

En images

Marion, ma cop’
C’est marrant. Marion Cotillard, quand je la vois en France à la télé, je ne me dis rien. Ou plutôt, je la regarde d’un œil lointain, c’est une star, point (« period », comme dirait l’autre). Mais quand je la vois dans une émission américaine, d’un coup je la regarde d’un œil tendre, genre, ma copine Marion. Je me dis « Qu’est ce qu’elle parle bien anglais ! », « qu’est ce qu’elle a l’air à l’aise ! » et aussi « si j’étais à sa place, est ce que je ferais aussi bien ? ». En France, jamais je ne m’imagine à sa place. On ne fait pas le même métier. Alors, quand en plus, elle parle français, là, c’est fini, elle devient ma copine.

Touchant Joss
Si je vous dis séries australiennes, vous me dites ?



Voilà.
Et bien, vous avez tort. Filez donc voir Please like me sur Netflix, et vous verrez que les séries australiennes n’ont rien à envier aux autres. Please like me c’est l’histoire de Joss, jeune garçon avec « une tête de bébé de 50 ans » (c’est lui qui le dit), à qui sa copine annonce qu’il est gay. Et, ok, effectivement, il est d’accord. C’est tendre, drôle, touchant, un peu mélancolique, souvent complètement barré. Bref. Ça a toutes les qualités pour, l’air de rien, rendre accro.

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